Amélie Oudéa-Castéra Fortune en 2026: Du tennis aux Jeux olympiques

Amélie Oudéa-Castéra est née à Paris le 9 avril 1978 et a grandi dans un milieu aisé, au sein d’une famille influente du monde des affaires et de la vie publique française. Son père, Richard Castéra, était cadre dirigeant et administrateur chez Publicis et à la Croix-Rouge française, tandis que sa mère, Dominique Castéra (née Duhamel), était directrice des ressources humaines chez Safran, entreprise aéronautique.
Amélie Oudéa-Castéra a fait ses études dans plusieurs des plus prestigieuses institutions françaises. À partir de 1996, elle a étudié les sciences politiques à Sciences Po Paris. Entre 1999 et 2001, elle obtient simultanément une maîtrise en droit à Paris Panthéon-Sorbonne et un MBA à l’ESSEC Business School. Elle intègre ensuite l’École nationale d’administration (ENA), la prestigieuse école de la fonction publique française, dont elle sort diplômée en 2004 au sein de la promotion Léopold Sédar Senghor, promotion qui comptait parmi ses élèves Emmanuel Macron.
| Donnée factuelle | Détails du profil |
|---|---|
| Nom complet | Amélie Oudéa-Castéra |
| Date de naissance | 9 avril 1978 |
| Lieu de naissance | Paris, France |
| Formation académique | Diplômée en sciences politiques de Sciences Po Paris (1996) |
| Diplômes d’études supérieures | Maîtrise en droit (Paris Panthéon-Sorbonne) et MBA (ESSEC Business School) |
| Formation publique d’élite | Diplômée de l’ENA en 2004 (camarade de promotion du président Emmanuel Macron) |
| Parcours sportif | Ancienne joueuse de tennis professionnelle ; a atteint le 251e rang mondial au classement WTA |
| Titres en tennis junior | Championne de France dans les catégories des moins de 14 ans et des moins de 16 ans ; vainqueur du tournoi de l’Orange Bowl |
| Débuts dans le secteur public | Auditrice financière à la Cour des comptes (2004–2008) |
| Direction d’entreprise (AXA) | Directrice Marketing et Digitale du groupe AXA (2008–2018) |
| Direction d’entreprise (Carrefour) | Directrice exécutive en charge du e-commerce, des données et de la transformation numérique (2018–2021) |
| Gouvernance sportive (FFT) | Directrice générale de la Fédération Française de Tennis (2021–2022) |
| Fonction ministérielle | Ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques (2022–2024) |
| Fonction exécutive actuelle | Élue présidente du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) en juin 2025 |
| Patrimoine déclaré | Patrimoine personnel officiellement déclaré estimé à environ 7 millions d’euros |
View this post on Instagram
À lire aussi: Éric Dupond Moretti Fortune
Championne de tennis junior et débuts sportifs
Amélie Oudéa-Castéra débute sa carrière comme joueuse de tennis junior de compétition. Au début des années 1990, elle remporte les titres nationaux français dans les catégories des moins de 14 ans et des moins de 16 ans et s’adjuge le tournoi de l’Orange Bowl dans sa catégorie d’âge. Elle atteint les demi-finales de trois tournois du Grand Chelem juniors et accède au statut professionnel, atteignant le 251e rang mondial au classement WTA. En 1996, à l’âge de 18 ans, elle met un terme à sa carrière professionnelle pour se consacrer à ses études.
Auditrice à la Cour des comptes (2004-2008)
Après avoir obtenu son diplôme d’études supérieures, notamment à l’École nationale d’administration (ENA), Oudéa-Castéra a intégré la Cour des comptes en 2004. Auditrice financière jusqu’en 2008, elle a audité les comptes du secteur public et contrôlé les dépenses publiques.
Direction marketing et digitale chez AXA Group (2008-2018)
Oudéa-Castéra a rejoint le secteur privé en 2008, intégrant le groupe d’assurance international AXA Group. Elle a dirigé la planification stratégique du groupe jusqu’en 2011 environ, avant de se tourner vers le marketing et le digital. Directrice Marketing et Digital d’AXA France de 2011 à 2016, elle a été promue Directrice Marketing et Digitale du groupe en juillet 2016. À ce titre, elle a piloté la stratégie marketing, e-commerce et digitale mondiale d’AXA. En 2018, elle est devenue également Directrice Générale Adjointe des activités grand public d’AXA France, où elle pilotait la mise en œuvre d’outils numériques pour améliorer l’expérience client.
À lire aussi: Patrick Balkany Fortune
Commerce numérique et transformation chez Carrefour (2018-2021)
En novembre 2018, Oudéa-Castéra a intégré l’équipe dirigeante du groupe de grande distribution français Carrefour. Nommée Directrice Exécutive en charge du e-commerce, des données et de la transformation numérique, elle siégeait au comité exécutif. Elle a mené d’importantes initiatives visant à développer la vente en ligne, à améliorer l’analyse des données et à moderniser les systèmes informatiques. Carrefour lui a reconnu le mérite d’avoir fait progresser les projets d’innovation et d’avoir positionné l’entreprise comme un distributeur plus performant sur le plan numérique. Elle a occupé ce poste jusqu’en 2021, date à laquelle elle a quitté ses fonctions au sein de l’entreprise pour se tourner vers l’administration sportive.
View this post on Instagram
Directrice générale de la Fédération Française de Tennis (2021-2022)
En mars 2021, la Fédération Française de Tennis (FFT) a nommé Amélie Oudéa-Castéra à la tête de la Fédération. Succédant à Jean-François Vilotte, elle a pris ses fonctions le 5 mars 2021. À ce poste, elle a supervisé les opérations quotidiennes de la Fédération et mis en œuvre son plan stratégique, « Ensemble pour un autre tennis ». En étroite collaboration avec le président de la FFT, Gilles Moretton, Amélie Oudéa-Castéra a mis à profit son expérience dans le monde des affaires et du numérique pour moderniser la structure et les programmes de l’organisation. Dès sa nomination, la FFT a annoncé qu’elle mettrait son « expérience et son expertise » au service de la Fédération pour dynamiser le développement du tennis et le renouveau de l’organisation. Elle est restée en poste jusqu’au début de l’année 2022, dirigeant l’ensemble des activités de tennis, professionnelles et amatrices, à travers la France.
Ministre des Sports et des Jeux Olympiques (2022-2024)
En mai 2022, la Première ministre Élisabeth Borne nomme Oudéa-Castéra ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques. Elle prend alors en charge la politique sportive française, tandis que le pays se prépare à accueillir les Jeux Olympiques d’été de 2024. Début 2024, son portefeuille s’élargit brièvement à l’éducation et à la jeunesse avant de se recentrer exclusivement sur le ministère des Sports en février de la même année.
En tant que ministre des Sports, Oudéa-Castéra est responsable de l’organisation des Jeux de Paris 2024, supervisant le budget, la préparation des sites et la coordination entre les instances dirigeantes. Le gouvernement désigne son ministère comme chef de file de l’effort olympique français. Elle collabore avec les organisateurs olympiques et les collectivités territoriales pour garantir un événement exemplaire. Elle s’attache également à développer l’héritage des Jeux, à renforcer les programmes sportifs scolaires et à tirer parti de leur impact pour dynamiser la pratique sportive à l’échelle nationale. Durant ses deux années au gouvernement, elle représente la France dans les instances internationales et accompagne les équipes olympiques et paralympiques françaises.
À lire aussi: Nicolas Sarközy Fortune
Présidente du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF)
Après son mandat de ministre, Oudéa-Castéra s’est présentée à la présidence du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Le 19 juin 2025, elle a été élue à l’unanimité par les membres pour succéder à David Lappartient, qui ne briguait pas un nouveau mandat. Tout au long de sa campagne et après son élection, elle a mis l’accent sur l’unification des fédérations sportives françaises et le soutien aux athlètes français, déclarant son intention de « défendre le sport, ses intérêts et l’aider à relever ses défis » au nom de la communauté sportive nationale.
En tant que présidente du CNOSF, elle dirige le mouvement olympique français. Ses responsabilités comprennent la représentation de la France au sein du Comité Olympique et Olympique (COC), la liaison avec les instances internationales, la coordination de la préparation des équipes françaises pour les prochains Jeux et la supervision des relations entre les centaines de fédérations sportives françaises. Elle accède à la présidence après avoir occupé successivement des postes de direction dans le sport et de ministre.
Amélie Oudéa-Castéra Fortune
En 2026, le patrimoine net exact d’Oudéa-Castéra n’était pas public. Les déclarations de transparence officielles indiquaient un patrimoine personnel d’environ 7 millions d’euros, bien que ce chiffre n’ait été vérifié par aucune autorité financière majeure. Ses revenus déclarés proviennent de ses fonctions de direction et de ses placements. Selon ses déclarations, elle a perçu près de 600 000 euros nets lors de sa dernière année chez Carrefour. En 2021, elle détenait pour 1,9 million d’euros d’actions AXA et 700 000 euros d’actions Carrefour, qui lui ont rapporté respectivement 128 900 euros et 15 000 euros de dividendes.
Durant son mandat au gouvernement, elle a perçu le traitement ministériel standard. Depuis mi-2025, elle perçoit un salaire brut de 9 000 euros par mois en tant que présidente du CNOSF. Le montant précis de ses autres revenus potentiels, tels que les honoraires de consultante ou de conférencière, n’a pas été divulgué.
À lire aussi: François Fillon Fortune
FAQ
A-t-elle occupé des postes au sein de conseils d’administration d’entreprises autres qu’AXA et Carrefour ?
Oui, elle a siégé au conseil de surveillance du groupe d’investissement européen Eurazeo, poste qu’elle a quitté lorsqu’elle est entrée dans la fonction publique.
A-t-elle dirigé des associations sportives avant de devenir ministre ?
Oui, elle a cofondé et dirigé « Rénovons le sport français » pour promouvoir le développement sportif. Elle a également été administratrice de « Sport dans la Ville », une association œuvrant pour l’insertion sociale des jeunes par le sport.
Pourquoi a-t-elle démissionné de son poste de ministre de l’Éducation nationale après moins d’un mois ?
Elle a démissionné suite à la polémique suscitée par l’inscription de ses enfants dans un établissement privé d’élite, polémique qui s’est intensifiée après ses critiques publiques concernant l’absentéisme des enseignants dans le système scolaire public.
A-t-elle fait l’objet de poursuites judiciaires pendant son mandat de ministre des Sports ?
Oui, l’ancien président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët, a porté plainte contre elle suite à des déclarations publiques qu’elle avait faites concernant un audit gouvernemental de sa conduite. En conséquence, la Cour de justice de la République l’a mise en examen pour diffamation publique en 2024.
Comment a-t-elle prouvé que la Seine était sans danger pour les Jeux olympiques de Paris 2024 ?
En juillet 2024, elle a nagé dans la Seine en direct à la télévision afin de rassurer les athlètes et le public sur le fait que l’eau répondait aux normes de sécurité pour les compétitions de natation olympiques.
À lire aussi: Aymeric Caron Fortune




